Venez avec une feuille ou pancarte blanche en soutien aux manifestations contre la censure de la République populaire de Chine et une autre bleu ouïghour contre le génocide ouïghour en cours réduit au silence et à la censure.
La situation ouïghoure a continué d’empirer, même la vie de la population ouïghoure en dehors des camps et des prisons est en danger. Depuis près de 4 mois maintenant, sous prétexte de contrôler l’épidémie de Covid-19, la Région ouïghoure est entièrement fermée. La population est strictement confinée, dépendants de livraison de nourriture organisée par les autorités qui ne l’ont pas fait. Par conséquent, cela a causé une famine et la mort de nombreuses personnes, notamment des enfants, lorsque les autorités n’ont pas apporté la nourriture et les médicaments nécessaire à leur survie.
Le 24 novembre 2022, un immeuble a pris feu dans la capitale de la Région ouïghoure, Ürümchi. Situé dans un quartier ouïghour de la ville, 44 Ouïghour-e-s y auraient perdu la vie, n’ayant pas pu sortir par les portes du bâtiment qui avaient été verrouillées par les autorités en raison du confinement. Les secours, quant à eux, ont attendu deux heures avant d’intervenir.
La diaspora ouïghoure est de nouveau dévastée et désespérée. La colère monte face à l’inaction de la communauté internationale et à la complicité des pays musulmans.
Voici pourquoi l’Institut ouïghour d’Europe organise une nouvelle marche d’hommage aux victimes et contre le génocide ouïghour qui est toujours en cours !
Venez avec une feuille ou pancarte blanche en soutien aux manifestations contre la censure de la République populaire de Chine et une autre bleu ouïghour contre le génocide ouïghour en cours réduit au silence et à la censure.
Samedi 3 décembre 2022, l’Institut ouïghour d’Europe donne rendez-vous à Paris, place de la Bastille, à partir de 13h30 pour une marche pour la solidarité et contre le génocide des Ouïghours. Une nouvelle occasion pour les exilés ouïghours et leurs soutiens d'afficher leur solidarité aux manifestations qui ont eu lieu dans plusieurs villes chinoises contre la politique « zéro Covid » de Pékin. La colère a éclaté après un incendie mortel survenu fin novembre à Urumqi, la capitale de la province du Xinjiang qui abrite une majorité de Ouïghours. Lire aussi : Voyage au pays des Ouïghours. De la persécution invisible à l'enfer orwellien, par Sylvie Lasserre Sous prétexte de contrôler l’épidémie de la Covid-19, une grande partie de la région ouïghoure est entièrement confinée depuis près de quatre mois. A Urumqi, le feu s’est déclaré au 15e étage d’un bâtiment en début de soirée du 24 novembre et s’est propagé aux étages supérieurs. Les restrictions anti-Covid sont soupçonnées d'avoir empêché les secours d’intervenir rapidement. Selon des sources locales citées par l'AFP, Il a fallu trois heures pour éteindre l’incendie car des voitures et des poteaux au sol bloquaient le passage des pompiers. Certains témoins ont affirmé que les portes du bâtiment étaient fermées à clé. Dix personnes sont mortes selon un bilan officiel. Selon l’Institut ouïghour d’Europe, présidée par Dil Uyghuriye, l’incendie aurait plutôt fait 44 victimes. « L’incendie de l’immeuble (...) s’inscrit dans la politique du Zéro Covid en Chine comme un prétexte au processus génocidaire des Ouïghour-e-s. Ceci explique l’application d’un confinement strict et meurtrier dans toute la région ouïghoure : verrouillage des portes des bâtiments, manque de médicaments et de nourritures causant une famine et de nombreux décès, dont des enfants. Cela s’ajoute aux crimes abjects à l’intérieur des camps : travail forcé, viols, tortures, lavage de cerveaux et stérilisations massives », indique l’Institut ouïghour sur sa page Facebook. « Au Xinjiang, la durée du confinement bat tous les records sans que l’on puisse en entrevoir la fin. Les autorités ont commencé à boucler Urumqi le 10 août », relate l’hebdomadaire japonais Nikkei Asia, traduit par Courrier international. La marche, lancée par l’Institut ouïghour d'Europe avec le soutien de la vice-présidente de l'Assemblée nationale Valérie Rabault et des eurodéputés Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot, entend rendre hommage aux victimes de l'incendie d'Urumqi, appuyer les protestations en Chine et lutter « contre la censure, le totalitarisme du Parti communiste chinois ainsi que pour la liberté des peuples ».
