Tibet : un peuple en danger
Rapports de groupe interparlementaire d’amitié
Rapport de groupe interparlementaire d’amitié n° 50 –
Tibet : un peuple en danger
Groupe d’information sur le Tibet
Table des matières
- COMPOSITION DU GROUPE D’INFORMATION
- CARTE DU TIBET
- INTRODUCTION
- CONCLUSION
- ANNEXE I : RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPEEN DU 6 JUILLET 2000
- ANNEXE II : DISCOURS DU DALAÏ LAMA DEVANT LE PARLEMENT EUROPÉEN
LE 24 OCTOBRE 2001 - ANNEXE III : RÉSOLUTION DE LA CONFÉRENCE PARLEMENTAIRE SUR LE TIBET DES 14 ET 15 NOVEMBRE 2002
- ANNEXE IV : AUDITIONS DU GROUPE D’INFORMATION
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- Audition de Sa Sainteté le Dalaï Lama
Mardi 26 septembre 2000 - Audition du professeur Samdhong Rinpoche
Président du Parlement tibétain en exil
Mardi 17 octobre 2000 - Audition de M. Tashi Phuntsok,
Représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama
Mardi 5 février 2002 - Audition de M. Matthieu Ricard
Mardi 8 octobre 2002
- Audition de M. Tashi Phuntsok
Représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama
Mardi 21 janvier 2003 - Audition commune par le groupe d’études de l’Assemblée nationale et le groupe d’information du Sénat de M. Takna Jigmé Sangpo
Mardi 25 mars 2003
- Audition de Sa Sainteté le Dalaï Lama
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COMPOSITION DU GROUPE D’INFORMATION
Président d’honneur :
M. Claude HURIET, Sénateur honoraire, Membre honoraire du Parlement
Président :
M. Louis de BROISSIA, Sénateur de la Côte d’or
Vice-Présidents :
M. Alain VASSELLE, Sénateur de l’Oise
M. Jean-Louis LORRAIN, Sénateur du Haut-Rhin
M. Jean-François HUMBERT, Sénateur du Doubs
M. Bernard JOLY, Sénateur de Haute-Saône
M. Pierre-Yvon TREMEL, Sénateur des Côtes-d’Armor
M. Hubert DURAND-CHASTEL, Sénateur, Représentant des Français établis hors de France
Secrétaires :
M. Philippe NOGRIX, Sénateur d’Ille-et-Vilaine
M. Jean-Pierre PLANCADE, Sénateur de Haute-Garonne
Membres :
Mme Michèle ANDRÉ, Sénateur du Puy de Dôme
M. José BALARELLO, Sénateur des Alpes-maritimes
M. Bernard BARRAUD, Sénateur de l’Allier
M. Maurice BLIN, Sénateur des Ardennes
M. Jean-Guy BRANGER, Sénateur de Charente-Maritime
Mme Yolande BOYER, Sénateur du Finistère
M. Dominique BRAYE, Sénateur des Yvelines
M. Gilbert CHABROUX, Sénateur du Rhône
M. Yvon COLLIN, Sénateur du Tarn-et-Garonne
M. Yves DAUGE, Sénateur d’Indre-et-Loire
M. Paul DUBRULE, Sénateur de Seine-et-Marne
M. Daniel ECKENSPIELLER, Sénateur du Haut-Rhin
M. Jean FAURE, Sénateur de l’Isère
M. André FERRAND, Sénateur des Français établis hors de France
M. Georges GRUILLOT, Sénateur du Doubs
M. Charles GUENE, Sénateur de Haute-Marne
M. Lucien LANIER, Sénateur du Val-de-Marne
M. Jacques LEGENDRE, Sénateur du Nord
M. Serge LEPELTIER, Sénateur du Cher
Mme Valérie LETARD, Sénateur du Nord
M. Philippe MADRELLE, Sénateur de Gironde
M. Louis MOINARD, Sénateur de Vendée
M. Georges MOULY, Sénateur de Corrèze
M. Jacques OUDIN, Sénateur de Vendée
M. Jean-Marc PASTOR, Sénateur du Tarn-et-Garonne
M. Jacques PELLETIER, Sénateur de l’Aisne
M. Jean PEPIN, Sénateur de l’Ain
M. Bernard PLASAIT, Sénateur de Paris
M. Yvan RENAR, Sénateur du Nord
M. Henri REVOL, Sénateur de la Côte D’or
M. Henri de RICHEMONT, Sénateur de Charente
M. Bernard SEILLIER, Sénateur de l’Aveyron
M. Bruno SIDO, Sénateur de la Haute-Marne
M. Jean-Pierre SUEUR, Sénateur du Loiret
M. François TRUCY, Sénateur du Var
CARTE DU TIBET
INTRODUCTION
La question du Tibet, après plus de cinquante années d’occupation par la Chine, conserve toute son actualité en ce début de XXI e siècle. Le groupe d’information sur le Tibet du Sénat a estimé utile de procéder à un bref rappel des faits concernés car, si la figure charismatique du Dalaï Lama est mondialement connue, les circonstances de l’invasion du Tibet sont trop souvent ignorées, ce qui peut alors expliquer une certaine « banalisation » de la cause tibétaine.
Le premier motif d’adhésion à la cause tibétaine demeure le refus de la disparition d’un pays, d’un peuple et d’une culture. Les Tibétains sont un peuple triplement en danger : en danger de mort, en danger d’oubli, en danger de banalisation. Ce processus d’extinction d’une civilisation à part entière, qui est actuellement en cours au Tibet, viendrait réduire irrémédiablement la richesse et la diversité de l’humanité.
Cette disparition programmée est d’autant plus inacceptable que les Tibétains n’y opposent que la non-violence, et qu’elle se déroule sans susciter de réactions officielles des grandes puissances. C’est donc un devoir, pour le Parlement d’un pays libre, de briser le silence des nations sur cette immense tragédie. En l’occurrence, les principes humanistes ne sauraient s’effacer devant les considérations économiques. Nous ne pouvons pas sacrifier les valeurs auxquelles nous tenons, fut-ce pour gagner des contrats ou des marchés.
Par ailleurs, notre pays a une responsabilité et une vocation historique à se porter défenseur des droits de l’homme partout dans le monde. En l’espèce, on peut considérer que la France a contracté une dette morale envers le Tibet, en s’abstenant de réagir lors de l’invasion chinoise de 1949 et lors de la répression de la révolte tibétaine de 1959.
Enfin, la cause tibétaine a, par beaucoup de ses aspects, valeur de paradigme. Le sort du Tibet évoque des thèmes sensibles auxquels le monde doit faire face un peu partout ailleurs : droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, atteintes vitales à l’environnement, destruction du patrimoine traditionnel, transferts de populations, discriminations raciales, persécutions religieuses, atteintes aux libertés individuelles et familiales, etc. sans oublier le strict respect universel des droits de l’homme.
Bref, le Tibet fait office de laboratoire où peuvent être validées les réponses que la communauté internationale aura la volonté d’apporter à des problèmes universels bien concrets. La manière dont les institutions internationales prendront ou non en compte la question tibétaine permettra de jauger leur capacité à assurer le respect des principes qui les fondent.
La diplomatie parlementaire, à laquelle le groupe d’information sur le Tibet du Sénat souhaite contribuer dans la mesure de ses moyens, peut aider à cette prise de conscience de la communauté internationale, en faisant entendre un point de vue intermédiaire entre la raison d’État et les convictions des citoyens.
La démarche adoptée par le présent rapport d’information entend se fonder sur le postulat exposé par le Dalaï Lama lors de son audition au Sénat : « Nous ne demandons pas à ce que l’on prenne parti pour nous. Mais simplement à ce que l’on prenne parti pour la vérité. La force de la vérité se suffit à elle-même ».
I. RAPPEL HISTORIQUE : DE LA COEXISTENCE À L’INVASION
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