Sofia Stril-Rever a déjà consacré deux ouvrages au Dalaï-lama. Nourrie de son enseignement, l’écrivain, spécialiste de l’Inde, partage son message de paix et de bienveillance. En 2016, elle publie un troisième livre pour porter le point de vue du guide spirituel sur l’écologie. Si en effet le Dalaï-lama est connu pour sa défense des valeurs humaines, on sait mois que dès 1973 il a alerté sur les problèmes écologiques. Et en 1989, son discours de réception du prix Nobel de la paix mentionnait la nécessaire préoccupation environnementale.
« La prise de conscience des interdépendances appelle logiquement la prise de responsabilités. » Sofia Stril-Rever
Interdépendance et unité de la famille humaine. La catastrophe écologique dont on parle beaucoup aujourd’hui est venue progressivement à nous et elle continuer d’avancer « de seconde en seconde« , explique Sofia Stril-Rever. Dans cette simultanéité entre avancée de la crise et poursuite de nos actions qui l’amplifient, la pensée bouddhique avance aussi une interdépendance des gestes de chacun. Pour le Dalaï-lama, on ne peut plus désormais agir de manière individualiste. Le guide spirituel rappelle que chacun est responsable de la vie sur terre. Il invite donc à raisonner avec une conscience planétaire, c’est-à-dire à comprendre que chaque geste compte, que chaque pensée a un impact sur l’ensemble de la planète. Les fondamentaux du bouddhisme sont rejoints pas les préoccupations contemporaines.
« L’espoir c’est notre refuge d’humanité. » Lorsque l’on observe cette crise écologique il y a de quoi perdre espoir. Justement, ce que Sofia Stril-Rever a compris auprès du Dalaï-lama, qu’elle côtoie depuis 1992, ce que cet homme exilé depuis 1959 lui a enseigné, c’est que « si nous voulons continuer à être humains dans un monde où il est trop souvent humain d’être inhumain, on ne peut qu’espérer et croire dans le meilleur de l’être humain parce que le meilleur existe« .


