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30/09/20 | 19 h 55 min par Bureau de France Tibet

1er Octobre 1949… 1er Octobre 2020… la barbarie perdure… Piqûre de rappel N°2 !

  1er octobre 1949 : A Pékin, Mao Zedong proclame l’avènement de la République Populaire de Chine. Il lance sa proclamation du balcon de la Porte de la Paix céleste, qui donne sur la grande place Tien An Men, non loin de la Cité interdite des anciens empereurs. L’anniversaire de ce jour est depuis lors devenu fête nationale en Chine populaire. 1er octobre 2020 : Dans de nombreuses capitales, les Communautés exilées  ayant fui le colonisateur chinois, créent pour la première fois dans le monde un mouvement d’ opposition au régime d’oppression installé pour perdurer Xi, le Maître du Monde, comme il aime à le penser, et Parti Communiste chinois  à ses ordres, quelles qu’en soient la déraison et les exactions inhérentes à ce pouvoir autoritaire. D’année en année, ce chef d’ Etat et la véritable dictature orwellienne qu’il a instaurée, sont qualifiés en des termes aux consonances que l’on préfère bannir du langage politique, par de nombreux observateurs étrangers. LChinazie, dirigée par  Xi-tler, devient donc la cible d’une véritable coalition d’allure mondiale, regroupant dans nombre de pays,  supporters et  opposants de différentes origines, dont les droits fondamentaux sont réduits à zéro et donc obligés  de fuir leur terres maternelles qu’ils soient Tibétains, Ouïghours, Mongols, Mandchous, HongKongais, Taïwanais, Chinois dissidents et défenseurs des droits de l’ homme ou pratiquants de Falun Gong meurtris dans leur chair par les honteux trafics d’ organes … ; voire aussi des Vietnamiens ou des Indiens, citoyens de pays qui se sentent menacés par l’appétit féroce de Xi Jiping  qui dans sa volonté d’ hégémonie, fait fi de toutes les Conventions internationales. Ainsi donc, ce 1er octobre est marqué par de multiples manifestations pacifiques d’ opposition dans nombre de capitales. Ne soyez donc pas surpris de trouver les banderoles et les couleurs nationales de Pays depuis longtemps colonisés par Pékin : le Tibet, le Turkestan Oriental, la Mongolie intérieure et la Manchourie ; de pays qui veulent maintenir leur démocratie indépendante  de Pékin : Hong Kong et Taïwan ; de pays qui craignent pour leur intégrité territoriale ou pour l’accès à l’eau des fleuves transfrontaliers dont ils sont tributaires : Inde, Vietnam, Népal ; sans oublier certaines ethnies ou pratiquants de Falun Gong, meurtris dans leur chair par les trafics d’ organes … Nous jugeons donc opportun, puisque l’ Histoire se répète, d’ être plus explicite et vous proposons cette piqûre de rappel N°2, suite logique de la piqûre N°1. PIQÛRE DE RAPPEL N°2 Les exactions chinoises s’aggravent au Turkestan oriental, menacent l’identité des peuples de Mongolie intérieure et reprennent avec plus d’ampleur au Tibet, où sont réinstallés des camps de travaux forcés : il devient indispensable de nous remettre en question et de nous rappeler les témoignages terribles recueillis dès 1992 – il y près de 30 ans déjà ! – lors de conférences données en France par Harry WU, survivant de 19 années de tortures et de travaux forcés dans plusieurs goulags chinois.

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C’est pourquoi, sous ce titre  » PIQÛRE DE RAPPEL N°2 « 

Nous publions à nouveau ci-dessous l’article de Libération paru le 13/03/1992

 » CHINE : RECITS DU GOULAG OUBLIE « 

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Il serait choquant d’entendre à nouveau en 2020 cette tristement célèbre fausse excuse

 » Nous ne savions pas « 

au sujet de la situation des droits de l’homme en Chine !

Durant les 20 dernières années, il semble que l’Europe, tout comme la France, ait volontairement banni, de toutes les négociations commerciales, le rappel d’événements faisant référence aux violations des « droits de l’homme « . Ces omissions partaient du principe que le commerce et la mondialisation, tout comme le choix fait en 2001 par le Comité International Olympique d’élire Pékin comme ville Olympique en 2008, entraîneraient de facto une normalisation des droits de l’homme en Chine. Or, comme nous le prévoyions, il n’en a rien été : bien au contraire, la situation se dégrade et empire chaque jour sous le joug d’un pouvoir de plus en plus totalitaire sur son territoire et de plus en plus arrogant à l’extérieur. De fait, jamais les droits de l’homme n’ont autant été bafoués :  » circulez, il n’y a rien à voir ! « … priorité au business, aux transactions commerciales et aux échanges déséquilibrés … !

L’Europe a failli… et la France avec elle.

– Le 9 septembre 2020, 300 ONG représentés dans 70 pays exhortent l’ONU à constituer un mécanisme international indépendant afin d’enquêter en profondeur sur les violations des droits humains en Chine, en particulier au Tibet, au Xinjiang et à Hong-Kong. – Fin juin 2020, 50 experts des Nations Unies réclamaient des  » mesures décisives pour protéger les libertés fondamentales en Chine «  et dénonçaient  » des violations massives des droits humains que commet la Chine à Hong-Kong, au Tibet, et au Xinjiang, la suppression d’informations dans le contexte de la pandémie de Covid-19, ainsi que les attaques contre les défenseurs des droits, journalistes, avocats et détracteurs du gouvernement dans tout le pays « . Toujours ce 9 septembre 2020, une coalition de 165 groupes de défense des droits humains demandait au Comité International Olympique de priver Pékin des J.O. d’hiver de 2022. Cette coalition rappelle que les Jeux Olympiques de 2008 n’ont pas permis d’améliorer la situation des droits humains en Chine, mais ont au contraire permis au régime chinois de développer technologiquement puis de mettre en place « un système de surveillance orwellien  » partout sur son territoire, adaptable dans certains pays étrangers y compris des états européens en mal d’autoritarisme . Pour rappel en 2008, lors des J.O. de Pékin, l’ONG Human Rights Watch dénonçait dans son rapport annuel : · les campagnes successives du régime communiste pour faire taire les voix dissidentes afin de présenter une image  » d’harmonie «  au moment des J.O, · le renforcement significatif des restrictions sur la liberté d’association, d’expression et de religion, · les arrestations de dissidents, et la mise en plus grande difficulté des défenseurs des droits de l’homme et l’interdiction de contacts avec les médias étrangers, · les mises sur écoute des téléphones, la surveillances systématique d’internet et de mouvements, le développement de mises en résidence surveillée, · les arrestations de 26 journalistes chinois accusé d’avoir publié des articles critiquant le régime, · la répression des minorités et les arrestations arbitraires au Xinjiang et au Tibet ; Enfin, Human Rights Watch regrettait que la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies,  » reste hostile au respect des droits de l’homme « . De son côté, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), dans une lettre ouverte, du 4 juillet 2008, aux membres du Comité International Olympique (CIO), rappelait à ceux-ci leur obligation d’obtenir des engagements sérieux de la part des autorités chinoises en matière de droits de l’Homme et d’instaurer un mécanisme d’évaluation de leur mise en œuvre. Beaucoup de bonnes intentions et plein de fausses promesses …France-Tibet le 28/09/2020 1er octobre 1949 : https://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19491001&ID_dossier=370 CHINE 2020-10-08 Libération PDF 2       CHINE 2020-10-08 Libération PDF 3]]>