
A l’occasion du soixantième anniversaire de la reconnaissance de la République Populaire de Chine par la France du 27 janvier 1964, et de la venue en France du Président Xi Jinping les 5 -6 – 7 mai 2024, nous publions l’exposition « LAOGAI LE GOULAG CHINOIS » que Monsieur Harry WU, Président de la Laogai Research Foundation et ancien prisonnier pendant 19 ans du goulag chinois, nous avait confiée en mars 1995.
Elle avait été présentée en 1994 au Sénat des États Unis d’Amérique.
Reproduite en français dans son intégralité sur des panneaux rigides plastifiés 100×70, elle avait été exposée en français pour le dixième anniversaire du massacre de la Place Tian’anmen le 04 juin 1999 et disparaissait mystérieusement.
Harry WU était l’invité en France de l’association France-Tibet du 13 au 20 mars 1995 pour plusieurs conférences à Toulouse, Bègles et Paris à la Fondation France Liberté.
En juin 1995, Harry WU citoyen américain était arrêté en Chine au passage frontalier Kazaksthan-Chine pour réaliser une troisième série d’enquêtes sur les productions des laogais classées « secrets d’état » par la RPC. Arrestation qui lui value une condamnation à la peine de mort. Ses très nombreux sympathisants et militants s’étaient levés immédiatement partout dans le monde pour réclamer sa libération, libération qui avait été effective dès le mois d’août en raison d’un risque d’annulation de la venue d’Hillary Clinton à la conférence mondiale des femmes, sous l’égide le l’Organisation des Nations unies, qui devait se tenir du 4 au 15 septembre 1995 à Pékin.
Suite cette reconnaissance du 27 janvier 1964, la RPC mettait en œuvre une stratégie de long terme pour écouler les productions de ses camps de rééducation.
Dès 1970, les gardes rouges s’activaient pour mettre en place des relais commerciaux partout dans le monde entier avec de cupides importateurs entre autres européens mais aussi français.
En France, au début des années 1970, Monsieur ..S fut invité à la foire internationale de Canton, par ces mêmes gardes rouge, à tisser des liens commerciaux. La cupidité, l’opportunisme et les bonnes affaires de Monsieur ..S firent le reste après avoir œuvré en Inde dans l’importation d’outillages fabriqués par des enfants qui soudaient sans protection.
Dès 1971, la France ouvrait ainsi la porte en grand aux importations des productions made in China, dont le made in Laogai comme par exemple cette pince étau « Diamond Brand » fabriquée dans un camp de Laogai de la Province de Zhejiang. Vendue lors de la quinzaine des « bonnes affaires des Galeries » à Toulouse, en septembre 1971 à 18,75ff. Ce prix resta inchangé en francs jusqu’au début des années 2000 et fut converti à 2,85€ au passage à l’euro. Une telle stabilité de prix signait la continuité du système carcéral de la RPC.
Ce raz de marée fut le prémisse de la désindustrialisation de la France en commençant par les petites entreprises aux productions à peu de valeur ajoutée.
Monsieur ..S. commerçant de son état, se disant industriel et horloger en même temps, mettait en place une nouvelle pratique commerciale d’achat en Chine des outillages à la tonne et les revendait ensuite au kilogramme dans quelques unes de ses« boutiques » implantées dans quelques communes de l’agglomération toulousaine. Ne pouvant pas rentrer comme industriel par la grande porte du syndicat professionnel S.I.O., il s’était alors résolu à créer sa propre marque professionnelle S.I.. Il ne manquait plus que le O pour être confondu au S.I.O.. S’en était trop de cette manipulation grossière qui, au final, l’envoya pour se faire oublier, dans le placard de la « belle province », pour enseigner les rudiments du commerce.
Pendant de longues années, les gardes rouges proposèrent des visites de camps du Laogai à quelques commerçants et industriels opportunistes tout en vantant et offrant les services quasi gratuits de cette population carcérale. Pour exemple, en 1989, la compagnie chinoise Chinter et l’administration des camps de travail écrivit une lettre à la société Volvo :« proposant de louer de nombreuses usines de votre choix ».
Rappel des articles de presse de Libération (Chine : récits du goulag oublié) du 13 mars 1992 page 1 – page2 – page 3 , l’Express (Le marché des fusillés) du 02 février 1995 page 1 – page 2 – page 3 – page 4 , Charlie Hebdo du 5 février 1997 (Chez Leclerc, Gifi ou Casto le goulag chinois rapporte encore gros), rapport août 1994 Human Rights Watch ( Prélèvements d’organes et exécution judiciaire en Chine). La Dépeche du Midi du 19 Mars 1995 : page 1 – page 2 (Ce chinois a survécu à l’enfer), Communist charity 1995, Chen Pokong 1994: Bloodstained flowers , Zhejiang tools page1 – page2 Australia urged to act against, La Croix du Midi Voyage au bout de l’enfer chinois du 21/04/1995
Depuis 1971, ce sont des dizaines de filières françaises qui ont été liquidées suite à ces importations massives de milliers de produits agricoles et industriels des camps contenant jusqu’à 10 000 prisonniers tels que : le miel édulcoré, 30 000 tonnes/an importés dans le département 64 (ref douanes), outillage et machines outils par milliers de tonnes, les fleurs artificielles, thés, gommes résines, savon, amiante, minerai de fer, charbon, tabac etc… En 1997 un commerçant français invité par l’administration d’un camp à visiter un camp de rééducation me fit la remarque de « terrible » sur ce système concentrationnaire.
Xi Jinping après ces sept années passées dans des camps de travail en 1969, se serait-il forgé une opinion entre autre sur la France qui ne respecte pas ses principes sur les Droits de l’homme inscrits dans le Préambule de la Constitution française du 4 octobre 1958 :
« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789 » ?
En 2022, la France a importé pour 73 milliards € de produits made in Ch…arbon un record parmi tous les pays du G20) en contradiction avec les accords de Paris de la cop 21.
N’a-t-il pas là aussi une contradiction de plus ?
Le mot du bureau de France-Tibet
Harry Wu, 59 ans, le plus célèbre des dissidents chinois, consacre sa vie à dénoncer les camps où il a passé dix-neuf ans. Le Chinois qui aimait Jean Valjean
https://fr.wikipedia.org/wiki/Harry_Wu























En 1997, 30 000 tonnes de miel chinois étaient importé dans le 64 (source douanes françaises). Lire plus bas dossier « Quelle est la technique chinoise pour « fabriquer » du miel adultéré? »









La commercialisation de la pince étau « Diamond Brand » a commencé en France à partir de 1971, vendue au prix de 18,75FF aux « Bonnes affaires des Nouvelles Galeries » lors de quinzaine du mois de septembre 1971. L’importateur français (..S.) avait été invité en 1970 par les gardes rouge au salon de l’outillage de Canton. Inondant pendant des années le marché français de produits fabriqués en grande partis dans les camps de rééducation. Ce prix est resté inchangé chez Castorama jusqu’au passage à l’Euro en 2002 (2,86€). Elle était aussi en vente chez Gifi, SuperU. Face à cette concurrence déloyale, des dizaines d’entreprises françaises et européennes ont fermé leurs portes.

La marque d’outillage « Elephant » était distribuée partout en France et Europe, ainsi qu’en Afrique et le Pacifique sud. 200 sortes d’outils à main sortaient de l’usine laogai de machine Laodong de Shanghai DRT n°1 de Shanghai. Production annuelle de 15 millions d’unités, bénéfices annuel 20millions de yuans, gagne 2 millions de US$…etc

Laogai Hand Book 1973,



« Laogai Hand Book » 1993, vendu par Castorama

Les vins Dynasty étaient vendu par Carrefour dans les années 1995-1996-1997

« Laogai, Le goulag chinois » édition Dagorno 1er trimestre 1996

« Laogai, le Goulag chinois » édition Dagorno 1er trimestre 1996




