Ils étaient détenus depuis l’année dernière pour avoir tenté de récupérer des terres saisies par les autorités locales. Ils furent rejoints par un quatrième homme qui avait été libéré précédemment mais qui fut mis une nouvelle fois en détention, selon certaines sources. Les quatre hommes faisaient partie du groupe de Tibétains qui réoccupèrent brièvement les terres communautaires en question confisquées auparavant. Ces événement ont eu lieu dans la ville de Thangkor dans le comté du Dzoege -en Chinois, Ruo’ergai- de la Préfecture tibétaine de Ngaba -Aba – et de la préfecture autonome du Qiang, rapportent ces sources à l’antenne tibétaine de Radio Free Asia. Une source, qui a accepté de parler sous le couvert de l’anonymat a identifié les hommes : Jigie Kyab, Rinchen Dorje, Phurko et Kurde Yeshe. « C’est le 31 mars que trois Tibétains qui étaient incarcérés et une autre personne qui avait été libérée précédemment sont poursuivis par le Tribunal populaire de Dzoege » nous confie la source. (Ndlr : Le Tribunal Populaire local ou Cour Populaire locale est le tribunal qui gère le droit pénal et le droit civil.) La source nous informe également que : « Seuls quatre membres de chaque famille de chaque accusé avaient étés autorisés à assister au procès et ils furent soumis à une fouille approfondie avant de pouvoir accéder à la salle d’audience ». Au cours du procès, il fut demandé à chaque accusé lequel d’entre eux était responsable du marquage etde la clôture des terres litigieuses. Les terres en question leur avaient été confisquées il y a cinq ans de cela, alors que depuis aucune exploitation n’ait été réalisée sur ces terres, les autorités locales les utilisant plutôt pour les louer à des particuliers. « Pendant le procès, Jigie Kyab demanda au Tribunal de bien vouloir épargner Rinchen Dorje, en raison de son mauvais état de santé et d’aller en prison à sa place tandis que Rinchen Dorje demandait la même chose pour Jigie Kyab qui est encore jeune et qui a toute la vie devant lui » rapporte encore cette source.

