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07/03/24 | 14 h 45 min par Marine Trafic

Le navire « BYD EXPLORER n°1 » serait-il sous la « protection » des Houthis dans le détroit de Bab El Mandeb?

Le « BYD explorer n°1 » d’une capacité de 7000 voitures électriques aux batteries fabriquées avec du lithium pillé au Tibet colonisé par la Chine depuis 1949. Rapport Turquoise Roof, un réseau de chercheurs tibétains. Du saccage écologique du Tibet colonisé par la Chine depuis 1949 ou le sac du Palais d’été : quelle différence?

La première unité, le « BYD Explorer n°1« , est sortie des chantiers chinois en janvier 2024.

D’une capacité de 7000 CEU, le navire réalise son premier voyage inaugural et ses premiers chargements à Shenzhen en Chine, avant de rejoindre l’Inde, au port d’Ennore, pour y décharger une partie de sa cargaison.

« BYD Explorer n°1 » était ensuite le 26 février 2024 au port de de Bremerhaven (BLG) en Allemagne pour décharger une grande partie de sa cargaison soit 5449 voitures électriques pour le marché européen.

La route du retour empruntée est le canal de Suez et le détroit de Bab El Mandeb comme il est mentionné sur la fiche déclarative sur le site Marinetraffic.

Si le navire entre en mer Rouge et le détroit sans faire l’objet d’attaques par les Houthis, cela pourrait confirmer l’opinion que les rebelles yéménites conservent des relations diplomatiques détendues avec la Chine et sous protection de la base militaire chinoise de Djibouti et le régime Iranien avec lequel la Chine vient de signer un partenariat et d’échanges commerciaux de 400 milliards $ sur 10 ans contre du pétrole et gaz aux mêmes prix bradés qu’avec la Russie.

Sans aucun doute, cela constitue t il une concurrence déloyale que l’Union Européenne ne manquera pas de soulever.

Alors que bon nombre d’armateurs comme : MSC, Maersk, CMA-CGM, COSCO, Hapag-Lloyd, ONE et Evergreen, mais aussi des compagnies pétrolières comme BP, Total et assureurs etc...ont suspendu le passage de leurs navires dans cette zone, BYD Explorer n°1 n’a et n’aura  apparemment pas, avec son sigle affiché sur sa coque, de soucis à se faire. L’Etat chinois serait-il son propre assureur?

Décidément du contournement du canal de Suez qui affecte tout le bassin méditerranéen dont le port du Pirée en concession chinoise depuis 2016 jusqu’en 2052, à la sécheresse du canal de Panama, et la diminution, par les opérateurs et affréteurs pour des questions d’éthiques, du trafic ferroviaire sur la route nord passant la Russie en raison de « l’opération spéciale » de Poutine sur l’Ukraine, perturbent la mondialisation des « nouvelles routes de la soie » de Xi.

« La compréhension mutuelle » et la » communauté de destin pour l’humanité » de Xi Jinping se retrouvent avoir du plomb dans l’aile.

Sept navires attendus dans les deux ans

Au-delà de ce voyage, le groupe BYD s’affranchi des soucis logistiques en intégrant le maillon de la logistique maritime. Il a commandé, auprès des chantiers du pays, sept autres navires d’une capacité équivalente. Cette flotte sera déployée pour livrer les marchés en Europe, au Brésil, en Thaïlande et au Mexique. De plus, l’industriel chinois diversifie sa production. Des usines en Hongrie et en Ouzbékistan permettent d’alimenter les marchés d’Europe et d’Asie centrale plus rapidement. Pour entrer sur le marché européen, les véhicules produits en Hongrie et en Ouzbékistan disposeront du ferroviaire pour rejoindre les marchés. D’ici à voir BYD investir dans le ferroviaire pour assurer sa logistique, il suffit de traverser les voies.

Les constructeurs chinois chassent en meute

En plus de l’acheminement de voitures par conteneurs, BYD n’est pas seul à s’aventurer vers l’international. Les deux autres grands constructeurs de véhicules électriques dans le monde, SAIC a créé cette année une filiale dédiée au transport de voitures. Le premier navire, le Saic Anji Sincerity, doit assurer des liaisons avec l’Europe, l’Amérique et l’Asie. Gérée par la filiale logistique du constructeur, Anji Logistics, la flotte de Saic est attendue dans les prochains mois en Europe. Pour sa part, BYD a clairement indiqué dans un communiqué de presse être disposé à ouvrir ses capacités à d’autres constructeurs chinois. La construction automobile chinoise applique les préceptes du « chasser en meute ».

BYD Explorer No. 1 Cargo Ship