Taïwan, un pays au cœur de la nouvelle stratégie de la France en zone indopacifique
La nouvelle stratégie indopacifique, qui accordera une place plus grande à l’économie et à l’environnement, se profile d’ici à mars 2024. Et Taïwan y occupe une place centrale.
Dévoilée en grande pompe, en mai 2018, à Sydney, par Emmanuel Macron, la saison 1 de la stratégie indopacifique française vit ses dernières heures. Un nouvel opus doit être présenté d’ici à mars, avec des évolutions notables. Alors que le plan tricolore actuel, conçu à l’hôtel de Brienne, siège du ministère des Armées, faisait de la défense son pilier central, son successeur, piloté par le Quai d’Orsay, accordera une place plus grande à l’économie et à l’environnement. « L’affaire Aukus [l’annulation, en 2021, de la vente de sous-marins français à l’Australie au profit d’une alliance entre Washington, Londres et Canberra] nous a plombés, confie une source diplomatique tricolore. Il y a aujourd’hui une volonté de ne pas tout miser sur le militaire et d’être acteur dans des domaines aussi variés que la culture ou les semi-conducteurs. »
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Une position peu lisible
De nombreux projets sont aussi discutés en ce moment dans le spatial, secteur dans lequel Taipei veut fortement développer ses capacités. Symbole de ce rapprochement recherché par l’exécutif : Emmanuel Macron a nommé l’été dernier un fidèle, son ancien conseiller Afrique, Franck Paris, comme chef du bureau français de Taipei – la France qui ne reconnaît, depuis 1964, que la Chine continentale, ne possède pas d’ambassade dans le pays.
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