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21/09/26 | 11 h 51 min par France-Tibet

RAPPEL Blocage des trains des Nouvelles Routes de la Soie -BRI- : Du premier blocage symbolique du 6 juin 2021 à VALENTON, au blocage effectif à TERESPOL du 11 au 24 septembre 2025, par Donald TUSK, Premier ministre de Pologne.

Du 11 au 24 septembre 2025, Donald TUSK, Premier ministre de Pologne, décidait de la fermeture de tous les postes frontières, routiers et ferroviaires, entre la Biélorussie et la Pologne, dont le blocage du très important passage de BREST – TERESPOL – MALASZEWICZE.

Cette décision faisait suite à deux événements : manœuvres militaires conjointes russo-biélorusse ZAPAD 25 , exécutées dans la zone frontalière proche suite aux incursions du 10 septembre par plusieurs dizaines de drones russes au dessus du territoire polonais.

56 États étaient invités par Minsk : 26 pays répondaient présents dont « la bande des quatre » : Russie, Corée du Nord, Iran, Chine, tous alliés contre les Occidentaux.

Depuis le 25 janvier 2019, notre association France-Tibet réitère l’éventualité d’un nouveau blocage significatif les trains de la Route de la Soie, surtout plus précisément le blocage de l’axe ferroviaire traversant la Russie de Poutine. Blocage suggéré auprès de plusieurs personnalités politiques françaises. Aucun écho à ce jour …

A noter que les frais de transit de ces conteneurs sont bien sûr payés par les consommateurs de l’Union européenne à la société RZD, propriété du Kremlin : un stratagème pour Poutine peut-être destiné au financement de sa guerre en Ukraine ?

A VALENTON, au sud de Paris, à l’invitation de France-Tibet, plusieurs associations s’étaient mobilisées le 6 juin 2021 dans une action de blocage symbolique des Nouvelles Routes de la Soie.

Le véritable blocage ordonné par Donald TUSK du 11 au 24 septembre 2025 reste un signal important dont nous rappelons aujourd’hui le premier anniversaire.

En dépit de l’omerta chinoise sur ce sujet depuis environ deux ans, et à l’aide de documents en open source de transitaires, il est possible d’établir une évaluation : 10 à 12 trains/jour de 750 mètres de long, chargés chacun de 55 conteneurs de 12 mètres de long* : les transports du made in China parviennent, en 10 jours seulement, aux différents points de livraisons dans l’Union européenne.

Tous ces chargements pénètrent dans l’Union européenne à TERESPOL alimentant les hubs tant allemands que néerlandais et au passage l’entrepôt logistique tout automatisé Shein de Wroclaw en Pologne : entrepôt XXL inauguré le 24 décembre 2025 sur une superficie de 740 000m2, soit 105 terrains de football ou 600 piscines olympiques…

Depuis le 24 février 2022, date des sanctions occidentales à l’encontre de la Russie et de la Biélorussie, Pékin a rapidement pris le relais en matière de livraisons de ses produits made in China, accentuant de manière phénoménale les importations Chine-Russie, quittant la Chine via les postes frontières terrestres ferroviaires chinois de Khorgos, Dostik, Manzhouli, Suifenhe, Erenhot, Tongjyang.

Ainsi des centaines de wagons-plateaux, porte-conteneurs de la compagnie russe RZD du Kremlin, étaient mobilisés pour acheminer, en aller simple, ces marchandises chinoises.

En 2024 et 2025, en raison du manque de produits à exporter vers la Chine, les chemins de fer russes étaient dans l’incapacité de renvoyer ces wagons- plateaux aux postes frontières chinois. S’ajoutaient à ce chaos, des problèmes de maintenance, tant du point de vue de la qualité du matériel de tractions et du matériel roulant, qu’au point de vue du personnel désertant la Compagnie vers des horizons plus rémunérateurs.

Idem pour les conteneurs chinois accumulés au fil du temps dans les centres de triage russes, créant de véritables Murailles… de Chine, toujours sans espoir d’exportations de produits made in Russia.

Ce phénomène d’accumulation et d’encombrement se développe partout dans le monde aussi bien dans les ports maritimes que dans les ports secs. Par exemple, une nouvelle Muraille de Chine voit le jour au sein du Port autonome du Pirée, acheté à vil prix lors de la crise grecque, par le chinois COSCO.

« La naïveté est en général mortelle » : ainsi s’exprimait Alexandre de Marenches, durant ses fonctions au SDECE de 1970 à 1981.

Port du Pirée

L’Union européenne ne devrait-elle pas être plus vigilante quant à la nature des contenus qui franchissent subrepticement la frontière polonaise ? Drones, armements, matériels sophistiqué divers : de quoi alimenter un véritable roman d’espionnage !

Ces conteneurs entrant et circulant incognito dans toute l’Union européenne, via les Nouvelles Routes de la Soie, ne constitueraient-ils pas d’excellents et anonymes moyens de transport à destination de quelques agents russes et/ou biélorusses en sommeil, disséminés en quelques endroits discrets, dans la nature au sein de l’Union européenne ?

Simple réminiscence d’évènements réels passés aux oubliettes de l’Histoire : qui se souvient des agents de la « cinquième colonne » des années trente ?

Questions subsidiaires :

* Depuis le vote du quatorzième régime de sanctions, décidé par l’Union européenne à l’encontre de la Russie et de la Biélorussie du 24 juin 2024, que sont devenus les centaines de chauffeurs biélorusses de ces milliers de semi-remorques LT – lituaniens- et PL – polonais– qui sillonnaient l’UE ??….

    • Quid de cette accumulation massive de ces milliers de conteneurs représentant chacun 4 tonnes d’acier made in China en souffrance dans toute l’Union europénne ? Certains transitaires s’en débarassent, au coup par coup, en les vendant aux particuliers pour des usages ordinaires garages, piscines, entrepots, voire même des logements étudiants. L’Union européenne ne pourrait-elle exiger de la Chine de rapatrier tous ces conteneurs de 3 tonnes inutilisables sans intérêt pour l’Europe, qui prennent de la place soit 30m2 empilés jusqu’à 7 niveaux de hauteur et ne sont redevable d’aucune taxe foncière.

Serions-nous un tantinet complotistes… ? !

L’Histoire est un éternel recommencement.

Le mot du bureau de France-Tibet

* Pour information technique : il faut 200 trains de transport ferroviaire de 750 de long pour arriver à un seul chargement d’un porte-conteneur de 11000 conteneurs de 40 pieds comme celui de « Jacques Salamé » de la CMA-CGM.